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Librairie du ciel MC Guyonnet
Numéro de SIRET : 494 764 491 000 10 R.C.S Paris
Tel : 0977 009 432

ARTISTES DU LIVRE

Galerie - Librairie volante

Une œuvre d’homme n’est rien d’autre que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l’art les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le cœur, une première fois, s’est ouvert. (A. Camus, L'envers et l'endroit)

Librairie - galerie nomade de :

  • livres d'artistes et de petite édition, livres singuliers, livres de création, français ou étrangers
  • Jeux et papeterie d'artistes
  • oeuvres sur papier
  • curiosités, petits objets poétiques, objets d'artistes ...
     

- Vente - conseil aux bibliothèques et lieux institutionnels  (déplacement sur rdv), aux particuliers depuis ce site et sur certains salons.
- Conception, mise à disposition, location d'expositions de livres d'artistes, monographiques ou collectives.

Ce site n'est qu'une vitrine. Nous contacter pour d'autres titres, recherches thématiques et projets spécifiques, connaître le calendrier de nos expositions, prendre un rdv et solliciter un déplacement.

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Il faut donc fuir le monde ...

Seneque - A Lucilius

Il nous faut donc fuir le monde et se retirer en soi. Quoique nous soyons séparés par la mer, je m'efforcerai de te diriger au but meilleur, en te prenant souvent par le bras. Et pour que tu ne souffres pas de la solitude, d'ici j'engagerai avec toi des conversations. Nous serons réunis par la meilleure partie de nous-mêmes. (Sénèque, A Luciliurs, Questions naturelles 60)

Ma liberté n'était pas dehors, ...

Anne Bouin - La maison du lièvre

Ma liberté n'était pas dehors, mais dedans, au fond de moi. Je n'étais pas, comme le lièvre, acculé au fond d'un trou, harcelé par des chiens prêts à me dépecer. Je pouvais avancer, même dans le noir le plus profond.
J'étais libre (Anne Bouin, La maison du lièvre, inédit).

Vers la fin de la seconde guerre mondiale, ...

Yoko Ono - Acorn

Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, j'avais l'air d'un petit fantôme à cause de la pénurie de nourriture. J'avais faim. Alors c'était plus facile de s'allonger et de regarder le ciel. C'est à ce moment-là que j'en suis tombée amoureuse, je crois. Depuis, toute ma vie, j'ai aimé le ciel. Même quand tout s'effondrait autour de moi, le ciel était toujours là pour moi. C'était le seul élément constant de ma vie, qui se transformait sans cesse, à la vitesse de la lumière, à la vitesse de l'éclair. Je me disais alors que je ne pourrais jamais perdre espoir en la vie tant qu'il y aurait le ciel. (Acorn, 2013, Flammarion 2014)

Edmond Jabès - Le livre de l'hospitalité

Parce que nous sommes vulnérables, ...

Parce que nous sommes vulnérables, nous sommes inséparables.
Le choix, alors, nous est offert: nous renier ou nous unir.  (E. Jabès, Le livre de l'hospitalité, Gallimard, 1991).

Hélène Cixous - Philippines (Galilée, 2009)

Lire?

Lire ?
Lire la source,
le tourment, les deux ensemble.
Lire? Apaiser la faim de l'âme
qui se souvient du goût de l'illumination.
Manger la lumière. Verser les larmes.
Rétablir le courant de la vie
que les hivers ont coupé.
Remettre l'immortalité
en route.

Paul Eluard - Le phénix (Seghers, 1951)

Et un sourire

La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte

Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un coeur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.

Faites ce que vous pouvez, ...

Théodore Roosevelt

Faites ce que vous pouvez,
avec ce que vous avez,

où vous êtes. (T. Roosevelt 1856 - 1919)

Pascal Quignard

Ceux qui aiment ardemment les livres ...

Ceux qui aiment ardemment les livres constituent sans qu'ils le sachent une société secrète. Le plaisir de la lecture, la curiosité de tout et une médisance sans âge les rassemblent.
Leur choix ne correspondent jamais à ceux des marchands, des professeurs ni des académies. Ils ne respectent pas le goût des autres et vont se loger plutôt dans les interstices et les replis, la solitude, les oublis, les confins du temps, les moeurs passionnées, les zones d'ombre.
Ils forment à eux seuls une bibliothèque de vies brèves. Ils s'entrelisent dans le silence, à la lueur des chandelles, dans le recoin de leur bibliothèque tandis que la classe des guerriers s'entre-tue avec fracas et que celle des marchands s'entre-dévore en criaillant dans la lumière tombant à plomb sur les places des bourgs. (Pascal Quignard pour la collection Le Cabinet des lettrés / Le Promeneur, Gallimard puis Vie secrète, Gallimard, 1997).

Leon Felipe (traduction Jen-Michel Maulpoix)

(....) Je connais tous les contes

Je ne sais pas beaucoup de choses, il est vrai.
Je ne dis rien d’autre que ce que j’ai vu.
Et j’ai vu :
que l’on berce le berceau de l’homme avec des contes
que l’on étouffe les cris d’angoisse de l’homme avec des contes
que l’on éponge les larmes de l’homme avec des contes
que l’on enterre les os de l’homme avec des contes
et que la peur de l’homme…
a inventé tous les contes.
Je sais très peu de choses, il est vrai, mais on m’a endormi avec tous ces contes…
Je connais tous les contes.